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Un petit saut dans le passé pour les 2èmes
En ce jeudi 10 novembre, pour le cours d’EDM, les 2èmes ont été visité le
Bois-Du-Luc (un charbonnage) à proximité de La Louvière.
Robin BRICHARD (2èH) nous raconte :
Quand nous sommes arrivés, nous sommes allés directement au Terril qui est,
à vrai dire, imposant.
Les 70 mètres de haut ne passent pas inaperçus.
La balade a duré environ une heure et demie.
Avant d’y monter, on nous a expliqué comment les mineurs extrayaient le
charbon, mais aussi comment ce dernier s’est formé.
On nous a expliqué également comment les wagonnets
transportaient les mineurs comme les matériaux (déchets,
charbon), ils les transportaient grâce aux ascenseurs (si l’on
peut les appeler ainsi) et les conduisaient, les uns à la mine,
les autres au Belvédère, le gigantesque bâtiment où l’on
achemine le charbon.
Les mineurs, avant d’aller creuser, passaient par ladite « salle des pendus
», où ils accrochaient leurs vêtements en hauteur pour éviter
qu’ils entrent en contact avec le sol si poussiéreux, puis
après, ils allaient échanger une médaille portant leur numéro
contre une lampe qu’ils pouvaient accrocher à leur casque, et
enfin aller miner le précieux charbon.
Ce dernier provient des bois des arbres tropicaux qui recouvraient la
Belgique il y a bien longtemps.
Ensevelis sous des tonnes d’eau et de sable, dépourvus
d’oxygène, ils sont devenus minerai, mais je m’attarde trop….
Nous sommes enfin montés dans le terril et l’escalade ne fut pas aussi
simple que nous le pensions.
Heureusement, nous pouvions nous accrocher à des
bouleaux, les seuls arbres qui poussent dans le terril, grâce à
leurs profondes racines, leurs besoins minimes en nutriment et
leur symbiose avec un champignon qui les aide à survivre.
J’ai trouvé un petit fossile dans une pierre de schiste, lui
aussi date de l’époque où la Belgique n’était qu’un vaste
marécage.
Dans le terril, on trouve beaucoup de ce schiste, mais aussi du grès et même
du charbon, bien que très peu.
On aurait bien aimé visiter les mines, mais on nous a dit
que les galeries avaient été inondées à cause des trous et donc
que le sol n’était plus assez stable.
Ces trous sont le résultat des explosions causées par le
grisou (gaz explosif entrant en contact avec une flamme).
Au début, pour détecter le grisou, les mineurs envoyaient des canaris dans
les tunnels ; si ils
revenaient, c’était sans danger et si ils étaient morts, c’est
qu’il y avait du grisou.
Après quelques minutes, nous nous arrêtons devant un trou d’où sort de la
fumée. En réalité,
il s’agit de vapeur d’eau.
On nous explique alors que le phénomène est provoqué par
la pyrite, aussi appelée l’or des fous, en raison de sa couleur
dorée. Cette pierre
ne valant rien, on la jetait dans le terril, mais la pyrite
chauffe en contact avec l’oxygène, ce qui provoque, avec le
temps, de fortes zones de chaleur.
La vapeur d’eau que nous observons remonte de l’une de
ces zones de chaleur.
La couleur rouge de certaines pierres provient d’ailleurs
de cette combustion.
Nous devons déjà redescendre, la balade est terminée.
C’était intéressant, dommage que cela soit déjà fini.
Robin BRICHARD – 2°H

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