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EXTREMLAND : Compte-rendu du jeu de rôle

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Face à la montée
récurrente des extrémismes, l’asbl INCIT /
Information & Citoyennetés propose une exposition
interactive itinérante pour favoriser la prise de
conscience des dangers du discours et de l’action
politique des mouvements et partis extrémistes.
Cette expo-animation, sous forme de jeu de rôle et
suivi d’un débat, vise à mettre les personnes en âge
de voter et plus particulièrement les jeunes à
partir de 16 ans, en situation de confrontation
personnelle à un environnement dans lequel les
théories extrémistes, et en particulier celles de
l’extrême droite, sont mises en pratique.
Objectifs
- Découvrir et identifier les discours liberticides
des partis d’extrême droite d’hier et d’aujourd’hui,
La similitude de leurs objectifs, les différences
dans leur méthode et la mise en pratique de leur
autoritarisme et de leurs atteintes aux droits et
libertés fondamentales.
- Découvrir et expérimenter personnellement de
manière pratique leur politique liberticide et leur
implication concrète dans la vie quotidienne de
chaque individu et des communautés et collectivités
qui composent la société
- Analyser ces discours et leur concrétisation sur
un plan individuel et collectif.
- Débattre de la citoyenneté et de la démocratie en
théorie et en pratique.
- Réfléchir collectivement à des actions de lutte en
faveur de la démocratie.
Info et source :
http://www.incit.be/fr/spip.php?article22
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Le 16 janvier 2009, les élèves des deuxième et troisième degrés
du Collège Notre-Dame de la Paix ont participé à un jeu de rôle
sur l’extrémisme. Dans le cadre du cours de Français, ces jeunes
ont accepté de se mettre dans la peau de personnes vivant sous
un régime dictatorial.
A l’entrée de la salle où l’activité avait lieu, ils reçurent
chacun une sorte de carte d’identité sur laquelle étaient notées
quelques indications telles que le statut, la nationalité, la
profession, le parti politique,… du rôle à endosser.
Ils sont ensuite entrés dans un espace entouré et délimité par
des panneaux équivalant aux frontières du pays inventé : « la
Francophonie ». Sur ces panneaux étaient épinglées de nombreuses
choses : une image de prison, beaucoup de photos de ce qui
semblait être un dictateur, des lois, des citations, des
explications,…
A partir de cet instant, les élèves n’étaient plus eux-mêmes et
incarnaient ces personnes enfermées dans leur propre pays.
Quelques-uns d’entre eux ont été désignés juges et ministres
afin d’instaurer des lois plus sévères les unes que les autres.
Certains citoyens, refusant de respecter ces conditions
intolérables, ont tenté de réagir, en vain. Sans pouvoir ni
soutien de leurs compatriotes effrayés, ils ont vite été soit
emprisonnés, soit exécutés.
La « communauté » se retrouva donc de moins en moins nombreuse.
Quelques-uns arrivèrent néanmoins à s’échapper, alors que les
derniers citoyens succombaient à cette dictature.
Le jeu prit fin et l’animateur expliqua enfin aux jeunes le but
de cette activité : tester leurs réactions face à l’extrémisme
et démontrer l’emprise que possède le gouvernement d’un pays sur
son peuple. D’après quelques statistiques, 90 % des personnes
ayant participé au jeu se seraient laissées écraser par cette
politique.
L’organisateur en vint à parler de certains dictateurs, et plus
particulièrement d’Hitler. Il énuméra aux élèves certaines
citations à propos de ses idées politiques, très marquées, comme
celle sur le statut de la femme, qu’il considérait comme bien
inférieure à l’homme.
Ils conclurent finalement sur cette réflexion : « La politique
n’a pas toujours raison. Ne vous laissez pas faire… ».
Ysaline Marchione
4D
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